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Les pleurs
Parents :
Mon enfant pleure… Pourquoi ? Que faire ? Faut-il s’inquiéter ?
Expert :

Je vais d’abord m’interroger sur les causes des pleurs. Elles vont varier selon l’âge et les rythmes propres de l’enfant. Il faut aussi savoir qu’il y a des petits pleureurs et des gros pleureurs. Et cela, dès la naissance, sans qu’il n’y ait nécessairement de cause quelconque.

Les pleurs d’un bébé demandent à être décodés par ses parents : le bébé va pleurer parce qu’il a faim, parce qu’il a soif, parce qu’il ne trouve pas son sommeil,  parce qu’il a peur d’être seul, parce qu’il a mal, qu’il est malade,…

Il est important de décoder ces pleurs parce que si le jeune bébé est consolé adéquatement durant les 3 premiers mois de son existence, il aura plus de facilités à se consoler lui-même par la suite (lors de sa deuxième période de pleurs, à partir de 9 mois),.

Diable :

Et s’il n’y a pas de causes physiques, c’est sans doute du côté des émotions qu’il faut en chercher les raisons.

Il faut savoir que le plaisir est un antidote aux pleurs, c’est à dire que plus l’enfant aura du plaisir, moins il va pleurer.

Expert :
Plus l’enfant va être confronté à de la régularité, moins il va pleurer, car cette régularité est un facteur d’apaisement : elle permet à l’enfant de se rassurer par lui-même.
Clown :
Attention à la manière dont vous allez écouter, décoder les pleurs de l’enfant. Et aussi à la manière dont vous allez lui parler. Parce qu’il faut parler au bébé, à l’enfant. Même si vous pensez qu’il ne comprend pas ce que vous lui dites, il comprendra, par le ton, ce que vous êtes en train de lui expliquer.
Marionnette :

Parfois, il est difficile d’écouter le bébé, de le consoler quand on est soi-même énervé, inquiet, qu’on a des soucis, des problèmes.

Diable :

Il n’y a pas que les enfants qui ont des émotions. Et si les adultes interviennent dans les émotions des enfants, l’inverse est vrai aussi.

Et un enfant qui ne se laisse pas consoler, cela interpelle l’adulte et provoque chez lui des émotions (tristesse, incompréhension, colère, sentiment d’impuissance, …).

Par exemple, un enfant pleure parce qu’il s’est fait mal, s’il est important de le soigner, il est tout aussi important de lui parler, de lui faire un bisou.

Plus le bobo sera grave, plus il faudra expliquer à l’enfant.

Clown :
Des mots, toujours des mots, ne pas oublier les mots …
Expert :
Le bobo, c’est parfois une maladie, une maladie grave, un handicap.
Diable :
Et plus le bobo sera grave, plus l’adulte sera inquiet, révolté, en colère, triste,…
Clown :
Des mots, des mots, encore des mots pour expliquer…. pas seulement la maladie, mais aussi ses propres émotions de parent.
Marionnette :
Rappelons aussi que le bobo de l’enfant va réveiller d’autres bobos qui sommeillent chez son parent .
Parent :

J’aimerais bien, mais j’peux point.
Lui parler aujourd’hui, alors qu’il est si petit ? Je ne peux pas, je pense qu’il n’est pas capable de comprendre, je le ferais plus tard, quand il sera grand .

Clown :
Pourquoi les adultes pensent qu’un enfant tout petit ne peut pas avoir des explications ? qu’il ne peut rien comprendre ?
Diable :

Ce sont plutôt les grandes personnes qui ont peur de mettre des mots sur les émotions qu’elles vivent…

Expert :

L’enfant, déjà bébé, est d’emblée sensible au climat émotionnel, au ton de la voix, du regard, à la douceur des mains. Il est inutile de lui faire croire le contraire de ce qu’il ressent. Il vaux mieux des mots justes (souvent pas faciles à dire) que l’absence de mots ou des mots contraires à ce qui se passe. A fortiori pour les enfants plus grands. Par exemple, dire qu’une piqûre chez le docteur ne fera pas mal n’est pas très logique.

De la même façon, dire quelque chose à l’enfant et puis son contraire ne lui permet pas de forger ses propres repères… Entre : « Regarde-moi quand je te parle » ou « Baisse les yeux, arrogant », il faudrait choisir !
Parfois aussi l’adulte ne permet pas à l’enfant de ressentir par lui-même ses propres sensations… : « Mets ton pull, j’ai froid », « Il m’a fait une angine » ; « Va dormir, je suis fatigué ».

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